Électrification des flottes : pourquoi certaines entreprises seront rentables, et d'autres non

Le passage à l'électrique est souvent présenté comme un gain financier acquis d'avance. Dans les faits, de nombreuses entreprises découvrent au contraire des surcoûts cachés, preuve que la rentabilité d'une flotte électrique ne tient pas au choix du véhicule, mais à l'intelligence de sa recharge.

Le mythe de la rentabilité automatique

Contrairement au carburant, dont le prix reste relativement homogène sur le territoire, le coût de l'électricité varie selon l'heure, le site et le contrat souscrit. Deux véhicules identiques, rechargés sur deux sites d'une même entreprise, peuvent ainsi afficher des coûts au kilomètre sensiblement différents, un paramètre trop souvent sous-estimé au moment de basculer vers l'électrique.

Les vrais postes de surcoûts cachés

Puissance souscrite mal calibrée, recharge non pilotée effectuée aux heures pleines, déplacements techniques pour reconfigurer des bornes non compatibles avec un nouvel opérateur : ce sont ces angles morts, et non le choix du véhicule électrique lui-même, qui plombent la rentabilité de nombreuses flottes.

L'intelligence de la recharge, nouveau levier de compétitivité

Pilotage automatique du coût de charge, autoconsommation solaire sur site, et demain technologie V2X permettant de transformer chaque véhicule en actif énergétique mobilisable : ce sont ces leviers qui feront, à horizon 10 ans, la différence entre les flottes qui deviendront un centre de revenus et celles qui resteront un centre de coût.

Tribune originale de Vianney Devienne publiée sur Decision-Achats.fr le 30 juin 2026 

Pour construire sa compétitivité de demain, le véritable enjeu n’est donc pas d’acheter « le bon » véhicule, comme on le pense souvent, mais bien de bâtir un écosystème énergétique performant, qui intègre pleinement la flotte électrique comme sous-système.

Vianney Devienne, Directeur Général Zaptec France
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