Recharge électrique en entreprise : pourquoi on achète un écosystème de services, pas une simple borne

Avec la loi LOM, les entreprises de plus de 100 véhicules doivent déjà atteindre 20 % de véhicules à faibles émissions dans leur flotte, un seuil qui grimpera à 40 % en 2027, puis 70 % en 2030. Mais choisir une borne de recharge ne se résume pas à un choix d'équipement : c'est tout un écosystème de services qu'il s'agit d'arbitrer.

Maintenance et supervision : miser sur le à-distance

La technologie OTA (over-the-air), qui permet mises à jour et diagnostics à distance, évite le déplacement d'un technicien borne par borne et réduit d'autant les frais de maintenance. Demain, une maintenance prédictive basée sur la donnée permettra même d'anticiper une panne avant qu'elle ne survienne.

Gestion des utilisateurs : des profils à distinguer finement

Collaborateurs en véhicule de fonction, visiteurs, flotte interne : chaque profil suppose des règles d'accès, de tarification et de refacturation différentes. Demain, l'intelligence permettra d'aller plus loin, en proposant à chaque utilisateur une puissance et un mode de charge adaptés à ses contraintes de mobilité.

Énergie et bâtiment : éviter le piège du surdimensionnement

Beaucoup d'entreprises optent par sécurité pour une puissance de raccordement élevée, au prix d'un surcoût d'installation et d'abonnement. La gestion dynamique de la charge (délestage, load balancing) permet, à puissance égale, de recharger davantage de véhicules, une piste d'économies estimée à plusieurs centaines d'euros par an et par foyer, une fois les technologies vehicle-to-X généralisées.

La gestion dynamique de la charge est la clé de la performance énergétique… et du ROI.

Vianney Devienne, Directeur Général Zaptec France
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Tribune originale de Vianney Devienne publiée sur La Tribune le 4 juillet 2026