Un rattrapage automobile qui s'annonce massif
La France compte aujourd'hui environ 25 % de véhicules électriques parmi les nouvelles immatriculations, un niveau que la Norvège avait déjà atteint en 2015. Avec l'interdiction programmée des ventes de véhicules thermiques neufs en 2035, le parc électrique français devrait être multiplié par dix, passant d'environ 1,6 million de véhicules aujourd'hui à près de 18 millions à cet horizon. Leur recharge représentera alors près de 40 TWh d'électricité, soit environ 6 % de la consommation nationale - un volume qui, mal anticipé, peut générer d'importants pics de tension sur le réseau.
Le prix d'une croissance non pilotée
En Norvège, la multiplication rapide et non concertée des points de charge a produit un réseau aujourd'hui sous-dimensionné : bornes trop peu nombreuses par site, opérateurs multiples aux abonnements et applications incompatibles, files d'attente aux heures de pointe. Une situation qui illustre les risques d'une infrastructure pensée dans l'urgence plutôt que sur le temps long.
Miser dès aujourd'hui sur le pilotage intelligent
Les solutions existent déjà : le pilotage tarifaire permet de décaler automatiquement la recharge vers les heures creuses, tandis que la technologie vehicle-to-grid - encore émergente en France mais déjà testée aux Pays-Bas et au Danemark - permettra demain aux véhicules de réinjecter de l'électricité dans le réseau lors des pics de demande. Autant de raisons de choisir, dès l'installation, des bornes connectées et évolutives plutôt que de simples points de charge basiques.